Interview à propos de « Virgin Suicides » :
Question n°1: Qui est Trip Fontaine ?
Josh Hartnett: Pour moi, c'est un outsider, même si, finalement, il possède un bon fond. Idole des filles de son lycée, élevé par un père homosexuel et son ami, c'est un type qui se veut cool et qui se fringue comme dans Grease...
Question n°2: Est-ce un statut qui vous plaît, « idole des jeunes » ?
J.H.: Ce n'est pas gênant si vous vous y êtes préparé, si vous pouvez encaisser. Dans la réalité, je ne sais pas trop. Le cinéma, c'est tellement un milieu de dingues. En fait, devenir une idole, je ne sais pas si je serais capable de le supporter.
Question n°3: Trip Fontaine, lui, semble être devenu un personnage « culte » chez certains cinéphiles...
J.H.: Peut-être mais je n'y pensais pas à l'époque. Sur le tournage, j'avais rencontré Jeffrey Eugenides, l'auteur du livre. Nous avions beaucoup parlé du personnage de Trip entre nous, du garçon qui l'avait influencé pour créer ce personnage... J'apprécie que les gens l'aiment mais, pour moi, c'est le film qui vaut par-dessus tout.
Question n°4: Y a-t-il un peu de lui en vous ?
J.H.:Disons plutôt que c'est quelqu'un à qui j'aurais, parfois, bien voulu ressembler. J'aurais aimé me laisser aller, des fois, au lycée, envoyer valser les choses comme ça.
Question n°5: Quel souvenir gardez-vous de votre adolescence ?
J.H.: Comme une période de ma vie assez flippante. Trop de choix à faire, trop d'émotions à vivre et pas assez de recul, d'expérience pour les assumer.
Question n°6: Et du tournage de Virgin Suicides ?
J.H.: Un souvenir très agréable. Six semaines de tournage, à la fois rapide et enthousiasmant. Et puis nous avons eu droit à la visite de Francis Ford Coppola sur le plateau (que l'on voit dans le making-of du film, sur le DVD, ndlr). J'étais fou. Pour moi, c'est un dieu vivant...
Question n°7: Et Sofia (la réalisatrice) ?
J.H.: C'est une grande professionnelle dont j'ai tout de suite aimé la franchise. Quand quelque chose n'allait pas, elle le disait immédiatement et on recommençait à tourner la scène, jusqu'à ce que ça sonne juste.